Pourquoi j’ai accepté d’être tête de liste à la Chambre à Bruxelles ?

Je ne vais pas vous cacher que ma présence sur la liste n’était pas acquise au départ.  J’ai longuement réfléchi avant accepter la proposition de Maxime Prévot. S’il est vrai que je suis et reste une femme politique profondément engagée, voulant porter des causes collectives et inquiète de l’évolution de la planète et du climat mais aussi des nouveaux populismes et égoïsmes, des nouvelles inégalités sociales et des  identités fermées, de l’évolution des valeurs humaniste face aux défis de l’intelligence artificielle et du numérique, je n’aime pas la manière dont la politique peut parfois évoluer elle-même  et est également traitée, je n’aime ni l’agressivité,  ni la «scandalite», ni un certain populisme systématique contre les élus, ni la guerre des égos, les phrases assassines, les buzz superficiels.

J’ai toujours voulu et je veux plus que jamais mener une politique de projet, de fond, de prospective, de réflexion, de respect et d’empathie avec les citoyens. Je ne veux pas d’une politique de dénigrement des autres, d’arrogance persuadée que les partis auxquels on appartient et qui ne sont que des outils et pas des fins en soi, sont toujours par définition les meilleurs et que notre but est de s’opposer en tous points à l’autre, et de finalement tuer l’adversaire.

Certains  clubs politico-médiatiques fermés  des réseaux  sociaux ou autres qui aiment parfois  trop la médisance , le simplisme des petites phrases et des slogans face à des réalités complexes demandant de la nuances, les ragots de certains, les langues de vipères des autres, un certain machisme à l’égard des femmes, ou encore l’absence d’élégance et de codes de conduites entre certains responsables, salissent la politique et désolent les citoyens.

Là où on veut opposer en politique, j’ai toujours aimé fédérer, là où on veut vous faire, faire des choix uniquement partisans, j’ai toujours préféré l’intérêt général.

Si j’ai accepté demande de Maxime, c’est tout d’abord parce que je pense que notre société est à la croisée de tous les chemins et a besoin d’humanistes engagés,  debout,  fermes et qui veulent faire ou refaire de la politique avec un grand P , avec conviction et désintérêt face à des enjeux de taille qui menacent non seulement notre planète mais ce qui fait l’essentiel de son humanité aussi : le respect , la chance et une place pour  chacun, la solidarité, l’égalité, l’autonomie et la responsabilité, la quête de sens.

Il nous faut d’urgence conclure un pacte climatique ambitieux sans fracture sociale, réussir et humaniser les transitions numériques et de l’intelligence artificielle via une stratégie nationale et européenne  audacieuse et forte, réussir la diversité et l’insertion , transformer l’intelligence, le savoir et l’éducation, opter pour une politique migratoire respectueuse et porteuse d’avenir, lutter contre les nouvelles inégalités sociales, doper l’emploi ,  lutter contre les populismes et les racismes, fédérer et développer le lien social, redéployer une politique de sante forte au service des citoyens.

Il nous faut aussi et refonder et moderniser en profondeur nos institutions et méthodes démocratiques et penser les nouveaux modes et fonctionnement démocratique attendus par les citoyens.

Ces combats doivent être tant portés au niveau européen que national avec la même conviction.

Mon envie de les mener au service de tous a pour finir été plus forte que celle d’éviter les affres d’un certain  « cambouis belge » comme un journal l’a écrit récemment.

Si j’ai accepté, c’est aussi parce que c’est  Maxime qui me le demande et que j’ai autant d’estime que d’amitié à son égard et qu’il redonne un souffle humaniste et une dynamique que j’attendais depuis longtemps et que je souhaite le voir réussir dans l’ambition collective qu’il porte.

Enfin, ayant lancé ce parti et son projet universaliste, humaniste , moderne et progressiste,  je crois plus que plus que jamais en ses valeurs si nécessaires dans une période aussi troublée que la nôtre et en pertes de tant de repères. Et, contrairement à mon qualificatif habituel,  je suis toujours une « madame oui » quand  on me demande un engagement ou un service qui a du sens et une utilité collective.

J’ai aussi et surtout accepté car j’aime profondément mon pays, ses citoyens aux langues et origines diverses, Bruxelles et  les bruxellois de tous les quartiers sans exception.

Je compte mener cette campagne différemment de ce qui est sans doute attendu : avec empathie,  élégance,  calme et sérénité, simplicité, proximité écoute et respect des citoyens et de mes partenaires, avec un accent exclusif sur les projets, les idées de fond sans passer mon temps à regarder, comparer ou critiquer ce qui se fait à côté, avec un ton positif, une politique d’humilité mais aussi avec la fermeté des convictions, bref une campagne de terrain au-dessus de la mêlée. Si bien évidemment nous sommes attaqués, je répliquerai mais attaquer n’est pas mon objectif.

Je redis pour conclure, juste une fois pour toute et je n’y reviendrai plus[1], avec la même fermeté et sincérité qu’il y a trois ans, que je n’ai commis aucune infraction dans le cadre de griefs complètement infondés  et légers  reprochés en 2014 , et donc il y a plus  plus de 5 ans déjà  (!)  et  que ce  dossier enlisé relève pour finir d’un procès du judiciaire contre le fonctionnement légal de tous les cabinets.  Tout le monde connait mon intégrité et si  j’avais le sentiment d’avoir commis la moindre infraction, je ne me présenterais évidemment pas.

Place aux projets, aux idées et à l’écoute des citoyens !

 

 

[1] Pour toute question éventuelle future la personne à contacter est mon conseil Maitre Adrien Masset