joelle-milquet-01Je suis née le 17 février 1961 à Montignies-sur-Sambre (Charleroi) et j’ai passé toute mon enfance et ma jeunesse à Loverval, endroit vert dont j’adore les gens, le calme, les bois, ses grottes des Sarrazins, sa marche « Saint-Hubert », ses grands lacs…

Je ne viens absolument pas d’un milieu politique ou politisé mais d’un milieu d’enseignants, père et mère profs de français tous deux. J’ai hélas perdu mon père à l’âge de 6 ans et j’ai eu la chance et ai toujours la chance d’avoir une mère exceptionnelle qui nous a élevés, mon frère et moi avec beaucoup d’amour, d’énergie, d’originalité, de passions pour la poésie et la littérature, de respect des valeurs humanistes, de goût des voyages et des visites historiques, de marches dans les bois et au bord de la mer du Nord, de nourriture diététique et de yoga… bref tout un programme.

J’ai évolué dans une famille unie, avec une pléthore de cousins et cousines que j’adore et dont je suis marraine de quelques-uns de leurs enfants.

J’ai été élevée avec une grande liberté. Dans un petit village où tout le monde se connait, j’étais toujours dehors, avec mes voisins, des amis, chez les uns ou les autres. J’ai été dans les mouvements de jeunesse et puis je suis devenue moi-même chef lutins.

Engagée dans plusieurs mouvements sociaux, monitrice d’enfants pendant les vacances, je m’occupais également d’écoles des devoirs pour les nouveaux arrivants.

En juin 1979, j’ai terminé mes humanités, section latin-grec, à l’Institut des Dames de St- André de Charleroi.

J’ai entamé des études de Droit à l’UCL dont je suis sortie diplômée en juin 1984, puis j’ai fait une spécialisation en droit européen des affaires à l’Europa Instituut-Universiteit van Amsterdam. J’ai beaucoup aimé les 5 années d’université, j’y ai rencontré un grand nombre de mes amis actuels, découvert une passion pour le droit, la justice et la gestion de l’Etat, ai appris à bosser dans les jobs d’étudiants et surtout, reconnaissons-le, je me suis super bien amusée dans une insouciance qui me manque.

Entre 1985 et 1992, je me suis inscrite au Barreau de Bruxelles et ai effectué mon stage, dans un premier temps, chez « Janson Baugnet et Associés » puis chez « Van Bunnen- Remiche et Associés ».

Durant cette période, je suis partie durant plusieurs mois au Luxembourg pour y exercer la fonction de référendaire auxiliaire auprès du juge belge à la Cour de Justice des Communautés européennes.

Entre 1986 et 1990, j’ai été l’assistante du Professeur Fontaine au sein du Centre de droit privé de la Faculté de Droit de l’UCL.

Puis, en janvier 1987, j’ai été engagée comme assistante parlementaire au groupe PSC où je rédigeais des propositions de loi et autres amendements sur les projets du gouvernement. Je me suis particulièrement spécialisée dans les réformes institutionnelles, celles de la Justice et de la Police.

En 89, je me suis mariée.

En mars 1990, je suis devenue secrétaire politique du groupe PSC du Sénat.

A l’époque, je ne m’imaginais pas embrasser une carrière politique personnelle, et me projetais davantage dans une organisation internationale comme l’Unicef, le haut commissariat aux réfugiés… J’aurais également adoré être Juge de la Jeunesse.

En novembre 1991, je me retrouve maman pour la première fois… le grand bonheur !

En janvier 1992, Michel Lebrun est devenu ministre à la Communauté Française et je suis devenue sa collaboratrice, arrivant au cabinet avec mes biberons et maxi-cosi, puis, son chef de cabinet-adjoint. J’ai donc quitté le Barreau de Bruxelles pour me consacrer entièrement à ce nouveau travail.

En décembre 93, ma fille nous rejoint et vient combler mes attentes d’une petite fille.

En octobre 1994, j’ai été élue pour la première fois et contre toute attente, conseillère communale à Woluwe-St-Pierre.

En février 1995, je suis devenue secrétaire politique du PSC avant d’être élue Sénatrice en juin 1995 et de présider la Commission de l’Intérieur au Sénat.

Entre 1995 et 1999, je suis devenue vice-Présidente du PSC. Et c’est au tour de mon 3e enfant de venir gonfler les rangs de la famille.

En octobre 99, je suis devenue la Présidente du PSC et ensuite du cdH. La même année, j’ai été élue députée fédérale et, à ce titre, membre de plusieurs commissions : Justice, Révision de la Constitution, Réforme des institutions, Emancipation sociale…

En 2002, j’ai organisé le changement de nom du parti en cdH et l’adoption d’un nouveau projet qui m’a et me passionne toujours: le centre démocratique Humaniste, et puis, surtout, je donne naissance à une petite bombe humaine, mon quatrième enfant, celle qu’on n’attendait plus et qui depuis remplit nos existences à 600%!

A la suite des élections communales de 2006, je suis devenue Première échevine en charge de l’Etat civil, de la Culture et de l’Emploi de la Ville de Bruxelles, ville que j’adore et dont la vie de ses habitants me préoccupe au quotidien.

En mars 2008, je suis devenue, à la demande de mon parti, vice-Première ministre, ministre de l’Emploi et de l’Egalité des chances. J’ai donc cédé ma place à Hamza Fassi-Fihri et suis devenue « Première échevine empêchée ».

Le 6 décembre 2011, après des mois et des mois de négociations pour arriver à un accord de gouvernement, Je suis devenue vice-Première ministre, ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances.

Depuis le 3 décembre 2012, je suis conseillère communale à la Ville de Bruxelles, chef de groupe cdH. Très investie pour Bruxelles, je suis également chef de file du cdH bruxellois.

A la suite des élections régionale, fédérale et européenne de mai 2014, je suis devenue le 22 juillet 2014, Vice-Présidente, Ministre de l’Education, de la Culture et de l’Enfance de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’un des plus grands défis de notre époque est l’investissement dans l’excellence de l’éducation qui est un défi majeur pour toute la population et qui est au cœur de toutes les stratégies de développement et d’emploi au niveau régional. Relever ce défi avec celui de la petite enfance, c’est-à-dire la gestion de toutes les chances d’avenir pour les 0-18 ans au-delà des bâtiments scolaires, c’est une énorme responsabilité. On entend souvent dire que plutôt que d’engager des policiers, il faudrait engager des enseignants. Je me suis occupé des conséquences avec la police. Maintenant, il faut poursuivre et doper tous nos efforts en amont. Il est essentiel d’amener nos jeunes à l’emploi en les accompagnants depuis la naissance jusqu’à leur premier job.

Je combinerai cette charge avec un domaine essentiel pour notre société : la Culture. Je m’attellerai, à ce titre, à renforcer la culture comme levier de développement humain.

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